Drapeau du Chili

drap chili

Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 21:32

Bonjour tout le monde,

Et oui, çà y est, nous voici en France, en faisant une belle surprise à toute la famille. Comme nous vous l’avions écrit, nous devions partir le 28 Juillet depuis Santiago pour arriver le 29 Juillet à Lyon, et bien en réalité, nous sommes rentrés discrètement le 25 juillet. Seule la date était faussée, car nous avions vraiment eu Louise avec la gastro, durant la semaine avant le départ pour la France. Nous avions gardé le secret depuis longtemps, et Marjorie, la sœur de Marielle était la seule au courant. C’est grâce à elle que nous avons pu faire la surprise, en arrivant directement chez la maman de Marielle dès le Lundi. Surprises et émotions furent très grandes durant toute la semaine. Le mardi soir, nous avions fait la surprise à la maman de Jeff. Son père étant en réunion, nous avions attendu le lendemain matin pour le surprendre.  Et enfin, nous montions rendre visite au papa de Marielle. Les grands parents ont tous été bluffés, et si heureux de nous voir et faire la connaissance de leur petite fille Louise.

En arrivant un petit peu en avance sur la date prévue, cela nous a permis de récupérer petit à petit du décalage horaire. Les vingt quatre heures de trajet (haltes comprises, entre Santiago et Lyon (passant par Buenos Aires et Francfort), avaient été si fatigantes pour nous trois, qu’il fallait bien rééquilibrer les rythmes. Les premières nuits en France, notre petite Louise se levait à 2h du matin pour jouer, et n’avait vraiment pas envie de retourner au lit, au grand regret de ses parents.

Après les visites surprises,  nous nous sommes installés tranquillement dans notre nouveau studio. Nous vivons en Beaujolais à Charentay, dans un studio tout proche des parents de Jeff. Nous avons fait ce choix géographique, afin d’être proche de toute la famille, pour en profiter un maximum, et pour que Louise fasse connaissance de tout le monde, tranquillement à son rythme.

Le samedi 31 Juillet, nous avons fait une grande paëlla avec toute la famille chez les parents de Jeff, c’était très émouvant de revoir tous les cousins, ce fut une formidable journée.

Nous avons maintenant une adresse en France, pour tous vous accueillir, et prendre le temps de se retrouver et raconter ce beau voyage, autour d’un bon verre de vin.

On vous remercie tous pour vos nombreux soutiens durant notre grand voyage.

Un énorme bisou de nous trois.

Louise, Marielle et Jeff.

Par Louise, Marielle et Jeff
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Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /Juil /2010 15:20

Nous poursuivons notre descente de ce long pays qu’est le Chili, en s’arrêtant à Antofagasta, et retrouver Patricia et son mari Benjamin (Les parents de Mickael, notre contact couchsurfing). Nous avons passé la soirée à discuter de notre séjour à San Pedro, de la beauté de la région, mais aussi de l’histoire des villes minières proches des gisements de nitrate, devenues si rapidement villes fantômes ou ruines (ce qui avait vraiment surpris Jeff). Benjamin expliqua pour l’anecdote, que l’ont commença l’exploitation du nitrate à partir de 1900, et que la région désertique, d’Antofagasta jusqu’à Calama, comptait une population plus importante, à l’époque, que Santiago. Les villes et les centres d’exploitations poussèrent comme des champignons. Finalement, quinze ans après, les anglais créèrent un produit de synthèse équivalent, beaucoup plus économique, qui provoqua la chute totale de la production de nitrate Chilien. Aujourd’hui ces villes mortes gisent tristement sur les bords de la route panaméricaine, figées dans le temps, et s’écroulant un peu plus, à chaque tremblement de terre ou répliques. Nous avons aussi conversé sur nos différences culturelles (système de santé, système éducatif, égalité homme-femme), ce qui fut très intéressant.

Cette nuit là, un autre élément voulait nous souhaiter « Bon voyage » à sa manière. Et oui ! Notre bonne vieille Terre Chilienne, suivait elle aussi, notre parcours de voyage. Nous avons eu droit à un tremblement de 6.7 sur Richter, dont l’épicentre était Antofagasta, on n’en demandait pas tant. Marielle et Jeff étaient prêts à sortir de la chambre, mais finalement, la Terre voulait bercer Louise une dernière fois, et nous souhaiter juste son dernier « Au revoir ».

Le lendemain, Jeff a pu enfin changer la roue crevée, dans un centre spécialisé dans les pneumatiques. Il en est rentré très satisfait, car il avait fait une bonne affaire. Tout était changé, équilibré, remonté, pour la somme de 7000 pesos (soit 12€) main d’œuvre comprise. Çà c’est sûr, qu’il ne retrouvera pas les mêmes tarifs en France, mais à chaque pays ses avantages, bien évidement. Nous avons donc poursuivis notre descente, en parcourant la plus longue des étapes, jusqu’à Copiapo (566km). L’équipage a très bien supporté ce parcours, les deux tiers de l’équipe dormant profondément, durant une bonne partie de la route (Oui, il faut quand même quelqu’un de lucide pour conduire…). Nous retrouvons, à partir de Chañaral, un paysage un peu plus tacheté de vert (arbustes et cactus). Arrivé à Copiapo, nous retrouvons nos couchsurfers, si chaleureux, Karina et Marcelo, tout heureux de retrouver la petite Louise. Cette dernière était bien contente de trouver des bras pour la tenir, et ainsi aller se dégourdir les jambes en marchant dans toute la maison. Nous aussi, nous étions bien heureux de pouvoir récupérer un petit peu de ce trajet. Çà y est, Karina et Marcelo ont organisé leur voyage de septembre, en Europe, nous aurons le plaisir de les avoir en Beaujolais durant un weekend.

Avant dernière étape de descente de la Panaméricaine jusqu’à Santiago ; Copiapo- Coquimbo (350km) où nous retrouvons Daniella et Mickael (le bourguignon), pour partager un bon Once et présenter notre parcours dans le Nord. C’est la fin de notre expérience Couchsurfing, cela aura été au-dessus de nos espérances, tant nous avons été reçus très chaleureusement par les Chiliens. En peu de temps, nous avons ainsi vécus des moments uniques avec la population locale et appris beaucoup de choses sur les différents modes de cultures au Chili, et cela n’aurait pas été possible autrement. Les guides Lonely Planet, ou encore Guide du routard, sont des bons outils pour visiter un pays, mais nous recherchions un côté plus authentique et plus humain, ce qui s’est parfaitement complété avec le Couchsurfing.

 Nous avons rejoins tranquillement la capitale Santiago, et perdu au passage, quelques degrés Celsius, restés accrochés au désert d’Atacama. On est revenu dans un vrai hiver, avec un temps gris mais avec de la neige sur toute la Cordillère des Andes, autour de Santiago, ce qui est si agréable à regarder. On remercie vraiment Olivier de nous permettre de rester dans sa maison, bien au chaud, pour terminer notre parcours et organiser le retour en France. Nous avons encore une semaine, avant le grand départ. Ils nous restent encore à vendre la voiture, à faire les derniers souvenirs, à faire les derniers adieux, et à trier les affaires (pour réussir à avoir des bagages ne dépassant pas les 23kg limités). Lorsque tout cela sera fait, il ne devrait plus nous rester très longtemps avant de prendre l’avion le 28 juillet de Santiago.

Gros bisous à tous

Louise, Marielle et Jeff.

Par Louise, Marielle et Jeff
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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 20:22

 

Nous voici à San Pedro d’Atacama, un joli village aux maisons en terres sèches, aux paysages splendides, qui attirent un flot de touristes impressionnant. C’est une oasis au milieu du désert, il y a beaucoup de palmiers, de poivriers centenaires, de plantes, c’est très agréable. San Pedro d’Atacama étant une destination phare du tourisme au Chili, il y a de nombreux hôtels et restaurants, du plus simple au plus luxueux. En se baladant dans les ruelles du village, nombreuses aussi sont les agences de tourisme, proposant des excursions aux sites de la région (Geyser del Tatio, Lacs de l’Altiplano, Valle de la Luna, Laguna Chaxa), des locations de VTT, excursions de sandsurf, ou encore observation des étoiles. C’est dommage, car finalement ce village perd un peu de son charme, car il subit le rythme incessant des bus venant de Calama, déversant leur flot de touristes. Beaucoup d’anciens magasins d’alimentation se sont convertis en marché aux souvenirs, et finalement, on peut se demander si tous les objets proviennent bien de l’artisanat local, ou bien d’Inde ou de Chine, tellement les articles sont similaires et en proportion importante.

Les sites à visiter dans la région sont parfois très éloignés de San Pedro (jusqu’à 180km), les touristes n’ayant pas de moyen de transport personnel, sont donc obligés de souscrire à un tour organisé. D’autres louent des 4x4 à Calama, pour être plus indépendant, mais cela peut revenir relativement cher.

Lors de notre arrivée dans l’après midi à San Pedro, nous avons fait tout d’abord un petit tour de San Pedro, ensuite Jeff est allé voir si le seul mécanicien du village pouvait changer la roue de la voiture crevée. Finalement, nous devrons attendre notre retour sur Calama pour espérer trouver un pneu aux bonnes dimensions. Nous visiterons ainsi la région de San Pedro, sans roue de secours. On le sait, ce n’est pas très prudent mais nous n’avons pas beaucoup de choix, dans ce trou perdu… De retour à l’hôtel, nous avons fait la connaissance de deux américains (Steve et Eden, père et fils), nous proposant d’aller avec eux à la Vallée de la Lune pour profiter du coucher de soleil. Aussitôt dit, aussitôt fait, nous voici tous les 5 en route, dans la voiture de Steve, pour la Valle de la Luna. C’est un site très particulier portant vraiment bien son nom ; les dunes de sable, les cratères et canyons, les crêtes rocheuses ressemblent étrangement à un paysage lunaire, c’était magnifique. Le coucher de soleil sur toute la vallée fut incroyable, et lorsque la lumière disparut, la température baissa radicalement, et le vent commençait à nous geler les oreilles. Ici à San Pedro, l’amplitude thermique, à cette époque de l’année, passe de 28°C la journée, à -7°C la nuit.

Le lendemain, nous prenons notre voiture pour aller visiter la réserve naturelle de flamants roses de Laguna Chaxa et le village de Toconao. La laguna Chaxa est un lac salé situé en plein milieu de l’un des plus grands Salar (ou désert de roches de sel) du Chili. Grâce à une crevette microscopique vivant dans ces eaux si salées, de nombreux oiseaux migrateurs ou sédentaires y ont trouvé refuge. De retour de la Laguna Chaxa, nous profitons de la douceur de vivre du petit village de Toconao. Situé un peu plus en dehors des circuits touristiques, ce village a su préserver son authenticité et son calme, c’était très reposant. De retour à l’hôtel, il nous a pas fallut bien longtemps pour retrouver les bras de Morphée, et dormir tous bien profondément.

Le jour suivant, nous avons marché jusqu’aux ruines du village Atacamenien de Pukara de Quitor. Sur un flanc de montagne, bien à l’abri du vent, ce village domine toute la vallée, c’était magnifique. Ensuite, nous sommes rentrés sur San Pedro pour acheter quelques souvenirs de cette belle région. Durant ce petit séjour, nous aurions voulu aller jusqu’au Geyser del Tatio, ou bien aller aux lacs de l’altiplano, mais Louise étant encore trop petite pour de si hautes altitudes, nous attendrons sa majorité pour tous en profiter…

Après une dernière bonne nuit dans notre petit hotel, nous repartons en direction de Calama, pour commencer notre longue descente jusqu’à Santiago, mais surtout trouver un gentil mécanicien qui aura les dimensions exactes du pneu. Dès le début de matinée, un vent fort s’était levé sur San Pedro, ce qui ne promettait rien de bon pour le trajet jusqu’à Calama. Et évidemment, nos prévisions furent réalistes, nous avons eu une grosse tempête de sable pendant les 100km qui nous séparaient de la ville, c’était cauchemardesque !! Nous avons donc roulé avec grande prudence, à certains endroits, on ne voyait pas à 20 mètres. Mais heureusement, tout cela n’empêchait pas Louise de dormir bien profondément. Lors du parcours, nous voulions revoir le trou qui nous avait tant causé de problèmes, et finalement nous avons pu observer que nous n’étions pas les seules victimes, car à l’ endroit exact de notre crevaison, un homme enlevait la roue crevée de sa voiture, quelle misère !

Petite cerise sur le gâteau, en arrivant à Calama, voyant que tout était fermé, Jeff est allé se renseigner sur la situation ; et bingo, Jour férié… Nous avons donc poursuivis la route jusqu’à Antofagasta, pour retrouver notre famille de couchsurfing, toujours avec autant de prudence, pour ne pas se trouver avec une autre crevaison, en plein milieu du désert.

Nous redescendons maintenant doucement du Nord du Chili, et vous compterons tout çà dans le prochain article.

Grosses bises à tous,

Louise, Marielle et Jeff.

Par Louise, Marielle et Jeff
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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 13:53

Hola toda la gente,

Le dimanche soir, nous restons sur Antofagasta, mais changeons de couchsurfeurs, car Léonardo repartait le soir même pour son travail. Nous arrivons chez Mickael et sa famille. Nous avons diné ensemble ; Patricia, la maman nous avait préparé un très bon repas. Louise s’est tout de suite bien adaptée, et la maison était grande pour qu’elle se ballade à quatre pattes. Le lendemain, Jeff avait envie de visiter la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande du Chili. Finalement, les visites étant complètes jusqu’à fin Juillet, Jeff ne pourra pas voir les fameux énormes camions, il se contentera de quelques images. Jeff a finalement le temps de préparer les purées et compotes de Louise, car il n’est plus la peine de courir jusqu’à Calama. Mickael et sa maman Patricia sont vraiment charmants et sympathiques, ils nous invitent à rester pour midi. Patricia nous a proposé d’aller à la plage, en attendant que le poulet cuise, quelle bonne idée !

L’air de l’océan a fait du bien à tout le monde, et Louise était la première à courir vers l’eau, aidé par son papa, c’était très agréable, elle était très heureuse, et n’avait pas peur de la fraicheur de l’eau.

Remerciant toute la famille, nous mettons le cap sur la Ville de Calama, où nous sommes accueillis par Doris et Dagoberto (notre 9eme famille Couchsurfing). Nous passons la soirée à découvrir les belles photos de la région, et découvrir les petits coins de ballade à faire, que connaissent Doris et Dagoberto. C’est très intéressant, mais beaucoup de chemins sont accessibles en 4x4, et non en Golf… dommage. Dans la maison, il y a un petit chien, avec qui Louise s’amuse et rigole durant toute la soirée.

Le lendemain, nous prenons la route pour San Pedro de Atacama. Nous sommes dans la zone la plus sèche au monde, la moyenne annuelle de précipitations est de 13mm, et l’air nous assèche rapidement ; il faut donc prévoir un grand nombre de bouteilles d’eau, et bien hydrater Louise. La route était très bonne, rien à voir avec les pistes ou chemins caillouteux, mais malheureusement, un méchant trou dans la route a crevé un de nos pneus. Donc, un changement de roue pour Jeff, en plein milieu du désert avec un fort vent glacial, et les filles bien au chaud, rigolant à l’intérieure de la voiture. L’aventure a sa part d’incidents techniques comme à chaque fois… sur le moment, ce n’est pas bien drôle, mais on s’en souviendra en rigolant plus tard. Finalement, nous arrivons à San Pedro de Atacama, et nous trouvons une jolie petite auberge pour y séjourner confortablement durant plusieurs jours.

La découverte de San Pedro au prochain article, car pour une fois j’essaie de faire court…

De gros bisous à tous,

Louise, Marielle

Par Louise, Marielle et Jeff
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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /Juil /2010 03:51

Hola todo el mundo,

(seconde partie)

Remerciant Karina et Marcelo pour leur hospitalité, nous quittons Copiapo, poursuivant notre chemin toujours plus au Nord. C’est incroyable comme le paysage change, maintenant, les montagnes sont nues, il n’y a plus de végétation qui pousse. Les cailloux et rochers sont parsemés sur le sable, sur des centaines de kilomètres, cela donne des paysages impressionnants. La route longe la côté Pacifique, au niveau de Caldera, ce qui permet de profiter de paysages plus pittoresques. Nous nous arrêtons pour observer les formations de roches granitiques (agglomérées les unes aux autres en gros blocs) qui s’étendent sur la côte.

Les kilomètres passants, il y a de moins en moins de villages, car la zone est peu hospitalière. Les seuls centres d’activités sont les énormes mines de fer, d’argent et de cuivre, que nous observons depuis la voiture. Les camions de marchandises sont les principaux véhicules que nous croisons sur cette partie de la route Panaméricaine. C’est un paysage qui vaut toutes les photos de la planète Mars. A ce sujet, la NASA vient souvent essayer ses prototypes dans le désert d’Atacama, avant de préparer les programmes martiens. Nous arrivons enfin à Chañaral, ville industrielle sans aucun charme, mais qui a la qualité d’être proche du Parque Nacional Pan de Azucar.

Après une bonne nuit de sommeil, nous voici sur les sentiers de randonnées. Nous retrouvons un paysage de cactus et de plantes grasses, car la proximité de l’Océan Pacifique apporte un peu d’humidité. C’est dans ce lieu que nous avons observé des Guanacos (animal au poil roux, de la famille des Lamas) dégustant les rares tiges d’herbes vertes du parc. Le guanaco a un cri particulier ; un mix entre celui d’un cheval et d’un oiseau (oui, je sais çà parait bizarre). Nous avons grimpé jusqu’au Mirador pour observer le magnifique panorama ; vallée de cactus d’un côté, et hautes falaises blanches,  léchées par les vagues de l’océan Pacifique. Nous avons eu une très bonne surprise, car un petit renard, venant profiter du soleil, nous avait rejoints. Louise dormant profondément dans son sac, n’a pas pu le voir. Après cette belle ballade, nous reprenons la route pour arriver jusqu’à la ville balnéaire de Taltal, où nous avons profité de l’ambiance festive de la célébration des 152 ans de la ville. Il y a avait une procession suivie d’un spectacle de danse traditionnelle, c’était très agréable.

Nous arrivons le samedi sur la grande ville du Nord ; Antofagasta. C’est un pôle économique important du C

hili, le cuivre a enrichit la ville, et cela se voit de partout (nombreux monuments et statues en cuivre). Grâce aux mines de la région, le Chili est le premier producteur mondial de cuivre. De nombreux autres métaux y sont extraits (argent, or, fer). Nous sommes accueillis par Léonardo (couchsurfing) qui nous propose une petite visite guidée de sa ville. Il a voyagé en Europe, et travaillé en Suisse, ce qui lui permet de parler français couramment. Il nous a demandé de ne parler qu’en français, pour qu’il puisse pratiquer cette langue qu’il adore. La ballade nous ayant bien ouvert l’appétit, nous mangeons le soir, dans une brasserie dans le centre ville. Le lendemain, Léonardo nous guide pour aller voir la Portada ; falaise dont la forme voutée est le symbole d’Antofagasta. Ensuite, nous sommes allés au port de pêche pour goûter les ceviches (petites portions de fruits de mer ou poissons au choix, arrosées de jus de citron, et parsemées d’herbes et d’oignons, tout cela, servit dans un bol) et des empanadas de fruits de mer, un régal !!

Ce fut très intéressant de connaître l’histoire d’Antofagasta, et Léonardo nous a vraiment bien expliqué : Originairement Bolivienne, la région, si riche en matières minérales, fut convoitée par le Chili, qui entra en guerre, il y a 100 ans de cela, contre la Bolivie et le Pérou ; ce fut la guerre du Pacifique. Le Chili en sortit vainqueur en s’appropriant la région d’Antofagasta (à l’origine Bolivienne) et les régions d’Iquique et d’Arica (à l’origine péruvienne). Nous remercions Léonardo pour tout ce qu’il a fait pour nous, ce fut très intéressant.

Nous poursuivrons la suite de l’aventure dans le prochain article.

De gros bisous à tous,

Louise, Marielle et Jeff.

Par Louise, Marielle et Jeff
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