Nous voici à San Pedro d’Atacama, un joli village aux maisons en terres sèches,
aux paysages splendides, qui attirent un flot de touristes impressionnant. C’est une oasis au milieu du désert, il y a beaucoup de palmiers, de poivriers centenaires, de plantes, c’est très
agréable. San Pedro d’Atacama étant une destination phare du tourisme au Chili, il y a de nombreux hôtels et restaurants, du plus simple au plus luxueux. En se baladant dans les ruelles du
village, nombreuses aussi sont les agences de tourisme, proposant des excursions aux sites de la région (Geyser del Tatio, Lacs de l’Altiplano, Valle de la Luna, Laguna Chaxa), des locations de
VTT, excursions de sandsurf, ou encore observation des étoiles. C’est dommage, car finalement ce village perd un peu de son charme, car il subit le rythme incessant des bus venant de Calama,
déversant leur flot de touristes. Beaucoup d’anciens magasins d’alimentation se sont convertis en marché aux souvenirs, et finalement, on peut se demander si tous les objets proviennent bien de
l’artisanat local, ou bien d’Inde ou de Chine, tellement les articles sont similaires et en proportion importante.
Les sites à visiter dans la région sont parfois très éloignés de San Pedro
(jusqu’à 180km), les touristes n’ayant pas de moyen de transport personnel, sont donc obligés de souscrire à un tour organisé. D’autres louent des 4x4 à Calama, pour être plus indépendant, mais
cela peut revenir relativement cher.
Lors de notre arrivée dans l’après midi à San Pedro, nous avons fait tout d’abord
un petit tour de San Pedro, ensuite Jeff est allé voir si le seul mécanicien du village pouvait changer la roue de la voiture crevée. Finalement, nous devrons attendre notre retour sur Calama
pour espérer trouver un pneu aux bonnes dimensions. Nous visiterons ainsi la région de San Pedro, sans roue de secours. On le sait, ce n’est pas très prudent mais nous n’avons pas beaucoup de
choix, dans ce trou perdu… De retour à l’hôtel, nous avons fait la connaissance de deux américains (Steve et Eden, père et fils), nous proposant d’aller avec eux à la Vallée de la Lune pour
profiter du coucher de soleil. Aussitôt dit, aussitôt fait, nous voici tous les 5 en route, dans la voiture de Steve, pour la Valle de la Luna. C’est un site très particulier portant vraiment
bien son nom ; les dunes de sable, les cratères et canyons, les crêtes rocheuses ressemblent étrangement à un paysage lunaire, c’était magnifique. Le coucher de soleil sur toute la vallée
fut incroyable, et lorsque la lumière disparut, la température baissa radicalement, et le vent commençait à nous geler les oreilles. Ici à San Pedro, l’amplitude thermique, à cette époque de
l’année, passe de 28°C la journée, à -7°C la nuit.
Le lendemain, nous prenons notre voiture pour aller visiter la réserve naturelle
de flamants roses de Laguna Chaxa et le village de Toconao. La laguna Chaxa est un lac salé situé en plein milieu de l’un des plus grands Salar (ou désert de roches de sel) du Chili. Grâce à une
crevette microscopique vivant dans ces eaux si salées, de nombreux oiseaux migrateurs ou sédentaires y ont trouvé refuge. De retour de la Laguna Chaxa, nous profitons de la douceur de vivre du
petit village de Toconao. Situé un peu plus en dehors des circuits touristiques, ce village a su préserver son authenticité et son calme, c’était très reposant. De retour à l’hôtel, il nous a pas
fallut bien longtemps pour retrouver les bras de Morphée, et dormir tous bien profondément.
Le jour suivant, nous avons marché jusqu’aux ruines du village Atacamenien de
Pukara de Quitor. Sur un flanc de montagne, bien à l’abri du vent, ce village domine toute la vallée, c’était magnifique. Ensuite, nous sommes rentrés sur San Pedro pour acheter quelques
souvenirs de cette belle région. Durant ce petit séjour, nous aurions voulu aller jusqu’au Geyser del Tatio, ou bien aller aux lacs de l’altiplano, mais Louise étant encore trop petite pour de si
hautes altitudes, nous attendrons sa majorité pour tous en profiter…
Après une dernière bonne nuit dans notre petit hotel, nous repartons en direction
de Calama, pour commencer notre longue descente jusqu’à Santiago, mais surtout trouver un gentil mécanicien qui aura les dimensions exactes du pneu. Dès le début de matinée, un vent fort s’était
levé sur San Pedro, ce qui ne promettait rien de bon pour le trajet jusqu’à Calama. Et évidemment, nos prévisions furent réalistes, nous avons eu une grosse tempête de sable pendant les 100km qui
nous séparaient de la ville, c’était cauchemardesque !! Nous avons donc roulé avec grande prudence, à certains endroits, on ne voyait pas à 20 mètres. Mais heureusement, tout cela
n’empêchait pas Louise de dormir bien profondément. Lors du parcours, nous voulions revoir le trou qui nous avait tant causé de problèmes, et finalement nous avons pu observer que nous n’étions
pas les seules victimes, car à l’ endroit exact de notre crevaison, un homme enlevait la roue crevée de sa voiture, quelle misère !
Petite cerise sur le gâteau, en arrivant à Calama, voyant que tout était fermé,
Jeff est allé se renseigner sur la situation ; et bingo, Jour férié… Nous avons donc poursuivis la route jusqu’à Antofagasta, pour retrouver notre famille de couchsurfing, toujours avec
autant de prudence, pour ne pas se trouver avec une autre crevaison, en plein milieu du désert.
Nous redescendons maintenant doucement du Nord du Chili, et vous compterons tout
çà dans le prochain article.
Grosses bises à tous,
Louise, Marielle et Jeff.
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